Dessin à dessein

Dessin à dessein
Des seins? non, même pas
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# Posté le jeudi 29 novembre 2007 16:52

Petit dessin à dessein

Des seins? Non, même pas.
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# Posté le jeudi 29 novembre 2007 16:49

The Nimpsons

The Nimpsons
Que gagnent les Simpsons à passer du format court au grand écran? A vrai dire pas grand chose. Si la famille satyre depuis 1989 la beaufitude américaine sans jamais lasser, il peut être judicieux de se poser la question.

La structure du film est la même que celle d'un épisode: comme me l'a fait remarquer Adrien, les scénaristes exploitent un détail pour parvenir à déboucher sur l'intrigue principale. Procédé scénaristique qui a pour principal intérêt de surprendre le spectateur et en accord avec l'éthique des Simpson: celle de l'absurde. Ainsi l'esprit de la série est conservé: parodie, second degré permanent et surtout culte du 'n'importe quoi'... On retrouve même plusieurs gags traditionnels: invités de prestiges (Green Day, Tom Hanks, Schwarzeneger), mise en abime avec le dessin animé parodiant Tom & Jerry etc...

Mais où réside donc l'intérêt de l'adaptation d'une licence comme celle des Simpsons si il s'agit simplement de reproduire en une heure et demie ce que l'on fait généralement en vingt minutes? (à part provoquer un battage médiatique d'ampleur 6 sur l'échelle de Richter?) Il semblerait qu'il faille voir ce film comme un simple hommage, une congratulation pour cette excellente série. Divertissant, c'est tout.

Note: 5/10
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# Posté le jeudi 26 juillet 2007 08:41

31 knots (out)

31 knots (out)
Date de sortie : Mardi 6 mars 2007
Label : Polyvinyl
Album : The days and nights of everything anywhere
Groupe : 31 knots
Genre : Indé(finissable)
A rapprocher de : Fugazi/ Helmet/ Don Caballero/ Arcade Fire

1 – Beauty
2- Sanctify
3- Savage Boutique
4- Man Become Me
5- The Salted Tongue
6- Hit list shakes (the inconvenience of you)
7- Everything in letters
8- The days and nights of lust and presumption
9- Imitation flesh
10 – Pulse of a decimal
11 – Walk with caution

Qu'est-ce qu'un prodige musical ? Chaque année, des milliers de groupes pondent des manifestes rock, au sens le plus large. Combien réussissent à apporter leur pierre à l'édifice ? Très peu. 31 knots fait, comparativement, partie de l'élite.

En 2005, le terrible Talk Like Blood avait du laisser pas mal de musicophiles sur les fesses, et pas mal de musiciens sur le carreau. La paire rythmique des deux Jay, Pellicci à la batterie et Winebrenner à la basse, est peut être l'une des plus époustouflantes qui soit. Fluide, elle se module à l'infini pour des résultats toujours réjouissants. Carrée ou endiablée, finaude ou irresistible... Mais la vraie tête pensante est Joe Haege. C'est bien simple l'homme fait tout : il compose, s'occupe du chant, joue divinement de la guitare, s'en sort plutôt pas mal au piano, sample et trouve encore le temps de sortir le chien... bref. Un prodige, je vous dis.

Si la qualité technique du groupe n'est plus à démontrer, on pouvait craindre un essoufflement au niveau de l'inspiration ; toutes les sources ne sont pas intarissables. Quoique celle là semble me démentir... Après le math-rock fou de Don Caballero couplé au heavy rock efficace d'un Helmet, le groupe s'attaque à un nouveau terrain. Certes, les manifestes rock sont encore là (Man Become Me en est un bel exemple) mais le groupe semble se lasser de la formule. Et lui préfère un mélange pop expérimentalo-éléctronique... Se renouveler sans cesse et sans se trahir, une preuve de génie ?

Le piano, toujours présent, est ressorti avec plus d'insistance sur Beauty, le psychédélique Sanctify ou l'émouvant Pulse of a decimal. Mais le groupe sort l'artillerie lourde, enrichit encore sa panoplie, comme l'attestent les cuivres ska de Savage Boutique ou le xylophone de Everything in letters. Alors on pourrait reprocher à 31 knots de perdre en homogénéité. De faire de son album un grand fourre-tout. Mais l'esprit pointilleux de Haege ne laisse rien au hasard : sur des structures pop classiques, l'auteur pose sa patte grâce à un songwriting reconnaissable entre mille. Signe des grands.

Toutefois, à vouloir trop expérimenter, le groupe rend malheureusement le tout un peu trop indigeste : on pense à l'intro un peu longue de Everything in letters et aux mitigés Hit List Shakes et Walk with Caution. The days and nights of everything anywhere enterine avec éclat, quoiqu'il en soit, une nouvelle certitude : la scène rock peut désormais compter sur Haege et ses complices pour figurer au panthéon de ceux que l'on appelle prodiges.

Note de l'album : 8/10
# Posté le jeudi 19 juillet 2007 20:00
Modifié le mardi 24 juillet 2007 15:29

Mon voisin le chieur

De l'agitation, une turbulence interne. C'est dur à décrire, une émotion. Quand il a tapé à la porte, ce soir, -relativement tard je l'admets- c'est ce que j'ai pu observer chez lui. Excédé par ma guitare quelque peu turbulente...

Mon voisin a pris l'habitude de venir sonner chez moi. Pour si peu, enfin d'après moi. Quelques notes de piano, des invités qui ont la fâcheuse manie de marcher ou d'autres qui ont l'outrecuidance de faire tomber sur le sol une balle de golf. Mais mon point de vue est tronqué de tout contexte. Ce qui est déplorable.

Je ne lui donne pas raison sans toutefois lui donner tort, ils sont vraisemblablement partagés. Sa mère, semble t-il, a besoin de sommeil. Et ce tapage incessant est une atteinte à « sa jouissance ». Elle peut me mener au tribunal, il paraît, pour ça. Sa mère, donc. Quinquagénaire -peut être sexagénaire- aigrie. Elle a besoin de repos, dit-elle, des problèmes de santé ? Un travail particulièrement éreintant ou contraignant ? Pures suppositions.

Le fils est un Tanguy en puissance. La trentaine passée, il vit toujours chez sa mère. Frustré, prisonnier de son quotidien. Rentrer du boulot à 19h, ne semble pas le combler de bonheur et c'est un euphémisme. Mais là encore, les spéculations sont quasiment gratuites.

Cette fois-ci, il était agité. Déterminé à aller jusqu'au bout si il le fallait. Je n'étais pas effrayé, pas une seconde. Mais j'avais pitié pour lui sans rien connaître de sa vie. Une chose pourtant semble sûre : elle ne doit pas être rose tous les jours.

Pour les comprendre, leur calvaire quotidien est insoutenable, ils m'ont proposé d'aller chez eux. J'aurais du accepter. Leur décoration, leur installation, leur vie rangée comme une nature morte au dessus d'une cheminée. Peut être que j'aurai pu comprendre.

La douleur d'un homme à bout, dépassé par le vide de sa vie. Spécimen intéressant. Enfin, il dit que c'est moi qui aie un problème psychologique... Il me semble au contraire, avoir toujours été un garçon sage. A Paris, mes voisins donnaient à la gardienne l'image d'un enfant sage, poli et respectueux. Ce que je suis, j'espère...

Quoiqu'il en soit, faut-il réellement tenir compte de la parole de quelqu'un qui prétend que je fais aboyer la chienne entre 22h et 22h30 ? Souvent. Elle n'est à Croix que depuis 2 jours...
Mon voisin le chieur
# Posté le jeudi 19 juillet 2007 18:53
Modifié le jeudi 19 juillet 2007 20:04